L’île des chasseurs d’oiseaux – Peter May

Titre : L’île des chasseurs d’oiseaux (Trilogie Ecossaise, #1)
Auteur : PETER MAY
Babel noir – Novembre 2011
424p

Vous prendrez bien un résumé avec votre thé

❢ 18 ans après avoir quitté l’île de Lewis, Fin MacLeod, inspecteur de police à Edimbourg est envoyé sur son île natale pour enquêter sur un meurtre bien dégueulasse. A première vue exécuté selon le même mode opératoire qu’un autre meurtre pour lequel Fin a travaillé à Edimbourg, tout porte à croire qu’il pourrait s’agir du même tueur. Malgré une certaine réticence à retourner sur Lewis et marqué par la perte de son jeune fils, cette enquête se présente à lui comme une porte de sortie à sa vie de couple en déroute. 

Et mon avis, je vous l’trempe?

❢ Peter May nous entraîne dans un polar bien noir. Entre enquête policière palpitante et confrontation déconcertante avec le passé du héros, il nous sert une bonne rasade de traditions ancestrales –comme la cruelle chasse aux gugas, l’usage du gaélique ou le sabbat chrétien- des décors à couper le souffle à la pelle, mais aussi une dose de misère sociale.

❢ Choisi par ma binômette dans le cadre de notre défi mensuel, ce livre n’a pas eu le temps de moisir dans ma Pile à Lire –entré en février 2018 lors de la Foire du Livre de BXL. Cela faisait déjà un bout de temps que je zieutais cet auteur dont j’ai lu pas mal de bien chez différentes bloggeuses – Lectrice Hérétique, Cryssilda . Ma découverte de son pays il y a un an et demi a également ajouté une couche à la lasagne de l’envie. Son choix était d’autant plus judicieux que j’avais prévu un nouveau road trip en Ecosse pour le mois de mai et que ce livre m’a accompagné durant ce voyage. Découverte de Peter May ✔

❢ L’île des chasseurs d’oiseaux est le premier volume de la Trilogie écossaise. D’entrée de jeu, l’intrigue s’annonce sombre et glauque. Un cauchemar récurrent, un héros en souffrance, une boucherie sur l’île de Lewis… donc, de quoi attiser les papilles du lecteur. Le ton est donné, et j’ai vraiment apprécié le style de Peter May. Faisant la part belle aux descriptions, il nous immerge complètement dans le décor sauvage de L’île de Lewis. Il y a de la tourbe, des routes désertes à une seule bande, des vieilles habitations un peu isolées, des roches et des falaises acérées, une mer déchaînée, de la pluie et de la brume, des habitants un peu rustres, pas toujours très accueillants. C’est surtout la magnifique peinture d’un endroit, coupé du monde, ayant conservé ses attraits sauvages. Sans avoir fait de crochet par Lewis, mais ayant exploré des îles et le nord- far far awayje retrouvais dans ma lecture les paysages admirés tout au long du road trip. Heureusement, je ne suis pas tombée sur un corps dépecé, mais quel plaisir de ne croiser que des moutons sur sa route. 

❢ Au niveau de la narration, Peter May balance entre un récit à la troisième personne présentant l’intrigue actuelle et son déroulement, et un récit à la première personne où l’on se retrouve face aux souvenirs de Fin. Son enfance et son adolescence sur Lewis, ses relations avec les autres protagonistes n’ayant pas quitté l’île. Une partie qui a son importance dans la construction narrative. Les personnages sont très intéressants à découvrir et donnent vraiment envie de tourner les pages pour en savoir plus. Typés, mais pas exagérément, ils confirment un sentiment de réalité que l’on ressent déjà lors des descriptions du décor. Peter May n’a pas fait les choses à moitié et s’est rendu sur place pour bien étudier son sujet –un tour sur google map/earth, et tu constates par toi moi que sa fiction rejoint la réalité.



❢ En bref, j’ai été complètement séduite par ma découverte de Peter May. J’ai trouvé le premier volume de cette Trilogie Ecossaise passionnant et il me tarde de découvrir la suite. Son intrigue tient la route, et nous entraîne dans une enquête mystérieuse, le tout à travers les méandres de l’esprit d’un homme torturé par la vie. Il manie d’une main de maître les descriptions en faisant vivre dans la tête du lecteur des paysages, des personnages, et au delà du visuel, tout ce qui touche aux sensations, aux odeurs et aux sentiments, d’une manière très agréable à lire. J’ai été emporté par son style et son ton assez direct. L’atmosphère est lourde, le cadre est un peu glauque, mais malgré ça, le voyage est terriblement captivant. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à découvrir cet auteur qui en vaut vraiment la peine.

3 commentaires sur “L’île des chasseurs d’oiseaux – Peter May

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  1. Oui!!! il faut!!! (bon ça va ajouter du bouquin dans la PAL, mais c'est pas grave!)

    grrrr j'ai pas été informée par blogger que j'avais un commentaire!
    commence à me souler là… déjà qu'il faut six plombes pour qu'il m'ouvre la page "répondre" en dessous d'un commentaire……….
    Punaise comme ça sent le changement ça!

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